
Genre :
Roman
ISBN : 2-84263-125-0
Année de parution : août 2006
Nombre de pages : 128
Format : 12x18 cm
Couverture : V.P.C.
Prix : 14€
Pour obtenir le tirage de tête Quelques individus résistent à un « bruit » inconnu, une clameur, un son meurtrier qui décime l’humanité. Le vol du Cri, célèbre tableau d’Edvard Munch, a inspiré à l’auteur cette histoire de fin du monde, qui est aussi la fin du monde d’un homme.
« On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve », a écrit un Grec ancien, très ancien. Pas plus qu’on ne croise deux fois les mêmes visages, reçoit les mêmes mercis, encaisse les mêmes pièces, semble nous dire le héros du Cri, péagiste en bordure de ce fleuve de tôle, de verre, qu’est une autoroute. Au guichet du monde, il les voit tous défiler, souriants, crispés, hurlant, rusés. Sort du flux Joras, jamais un sou, entre amant et mari. Depuis sa vigie vitrée, « pivot du monde », le héros s’ennuie avec sérénité, bercé « d’une douce monotonie ». S’en viennent rompre la cadence, certains êtres, connus, charmants, et puis surtout, Le Cri. Ce tableau de Munch, volé en Norvège et qui échoue dans sa guérite. Et ce Cri, bouche distendue, malheur à qui l’entend : cri qui glace, qui fige. Un jour, Cri sous le bras, le narrateur part, seul, sans but, alors que l’humanité sombre sous l’assaut du « bruit », une fréquence fatale qui terrasse l’auditeur. Le monde a entendu Le Cri. La mort patiente, violente, au terme du chemin, que le narrateur verra sans fard. C’est alors qu’il le poussera, lui, le cri, pour qu’il avale le monde.
« Ce fut d’abord un très faible signal, un infime murmure qui habitait l’espace de façon diffuse. Le “bruit” n’avait pas de source identifiable, n’était porté par aucune onde et ne se propageait pas comme la plupart des sons ; il occupait de manière isotrope toutes les dimensions sans nuance. C’était comme si l’air que l’on respire était devenu sonore, jusque dans les poitrines. »
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Retrouvez une interview de Laurent Graff par Mélanie Carpentier sur le site evene.fr.
Laurent Graff, 37 ans, est un prince de l'écriture. Que le public connaît peu. Il règne sur un univers dépouillé de toute frime, tout style tapageur, tout sujet racoleur.
Gilles Chenaille, Marie-Claire, septembre 2006.
Son Cri à lui vaut vraiment d'être entendu puis écouté. Laurent Graff a une voix ; il est espiègle à souhait, nonchalant, drôle et ne se regarde pas écrire. Son livre est une petite chose légère et douce que l'on pourrait siffler comme un air avec émotion. Plutôt rare par les temps qui courent.
Pierre Assouline, La République des livres.
Un livre étrange, au charme lancinant, une écriture vive et percutante, histoire d'une indicible douleur beaucoup trop forte pour ne pas être partagée.
Stéphanie des Horts, Valeurs actuelles, 01 septembre 2006.
Le ton léger des premières pages cède la place à l'anxiété, puis à l'angoisse grâce à une écriture tendue et dégraissée. Une des grandes et belles surprises de la rentrée.
Christine Ferniot, Epok, 8 septembre 2006.
Désenchanté, acide et drôle.
Le Monde des livres, 14 septembre 2006.
Les articles en lignes sur Le Cri :
Pascale Arguedas, Calou, L'ivre de lecture
Stéphanie Verlingue, Benzinemag
Thibault Dablemont, Jowebzine